vendredi 9 février 2018

pas chez moi


Avec l’aide de militants en colère, des groupes de migrants ont investi des salles de l’université Paris VIII (Vincennes-Saint-Denis). Cette occupation a reçu l’appui enthousiaste d’intellectuels en pétition.

Ce n’est pas la première fois, dans la longue histoire de l’université, que des révolutionnaires de la rive gauche  utilisent ses locaux comme terrain de récréation. Il y eut les vendeurs à la sauvette, les balayeurs, les vendeurs de drogue…

Ils choisissent dans une grande générosité altermondialiste l’université qui travaille dans un territoire difficile, défavorisé, une université qui depuis sa création aide les étudiants de milieu modeste, les remet à flot, les tire vers le haut.

Les révoltés de la rive gauche ne choisissent jamais comme terrain de jeu les grands lycées parisiens, ni les grandes écoles, ni Dauphine ni Sciences Po. Ces intellectuels qui placent tous leurs enfants dans les classes prépas demandent à la direction de Paris 8 de ne pas expulser les réfugiés. Ils demandent aux étudiants de Seine-Saint-Denis de laisser leur place aux migrants pour mieux protéger les carrières des enfants de signataires. Pour éviter que les étudiants de Paris VIII ne viennent concurrencer leurs héritiers.


Maurice Goldring, professeur émérite (université Paris VIII)

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